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" Pudique et sensible, Socheata Aing a trouvé dans la performance et l'effort physique qu'elle y déploie une manière active et collective de communier, des rituels à partager.

Socheata Aing répare, avec toute la douceur et la minutie dont elle est capable, l’offense invisible et ordinaire. Elle profane la profanation, comme elle avait profané le sacré, remettant ainsi en jeu les dispositifs dans lesquels s’inscrivent les images, de quelque bord qu’elles soient issues et dans quelque forme qu’elles s’incarnent. À travers ses images en mouvement, Socheata Aing s’émancipe et donne à ses publics les outils pour y arriver à leur tour.

 

« Il faut arracher aux dispositifs (à tous les dispositifs) la possibilité d’usage qu’ils ont capturé. La profanation de l’improfanable est la
tâche politique de la génération qui vient. »
, conclut Giorgio Agamben (Profanations, 2005)."

 


Horya Makhlouf, diplômée de l’école du Louvre, critique d’art et co-fondatrice du collectif et de la revue en ligne Jeunes Critiques d’Art, créés en 2016.

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